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mercredi 25 juin 2014

Le casse du continuum

L'équipe : des malfrats. Pas n'importe lesquels : les meilleurs dans leur partie. Ils sont sept, et ils sont comme qui dirait "désignés volontaires", et pas pour n'importe quoi, car...

La mission : le casse du siècle, que dis-je, du millénaire ! Un sacré défi, incroyablement difficile à surmonter, mais bon, c'est pas pour rien qu'on les a engagés.

L'enjeu : Leur vie déjà. Ah, et puis le destin de l'humanité peut-être, aussi. Et pleins d'embrouilles en perspectives, des petits secrets un peu partout, de la traitrise. Enfin bref, la routine, ou presque.

Défi habilement relevé, Le casse du continuum est un mélange survitaminé entre Oceon's Eleven (sauf qu'ils sont pas onze) et du space-opéra d'aventure. En bref, un bon roman de cambriolage dans l'espace, au scénario malin, avec ce qu'on attend de plans dans les plans dans les plans (tout ça, oui), de retournements exaltants, et de personnages truculents.

Franchement, si vous voulez un bon bouquin pour cet été, vous pouvez prendre celui-là, c'est une valeur sûre, pas un chef-d'oeuvre, certes, mais un vrai bon roman de SF !

Léo HENRY, Le casse du continuum,
Folio SF, 7.40 euros

mercredi 18 juin 2014

Redshirts, au mépris du danger

2460, Andrew Dahl vient d’arriver, comme quatre de ses camarades, à bord du vaisseau spatial « l’Intrépide », fleuron de l’Union Universelle. Il est fier et volontaire, mais il va vite déchanter.



En effet, Il est particulièrement dangereux dans ce vaisseau d’être une nouvelle recrue : elles ont tendances à mourir de façon violente (ou pas), rapide (ou pas) et surprenante (toujours).
Avec des supérieurs indifférents (et apparemment invincibles, même si l’un d’eux s’en prend régulièrement plein la poire et aurait dû mourir un nombre incalculable de fois), une seule solution, s’allier pour résoudre le mystère de ces morts multiples et statistiquement illogiques : il doit bien y avoir une raison à tout ça !

Redshirts, au mépris du danger est un hommage hilarant aux plus grands classiques de la Science-Fiction (Star-Trek en première ligne, évidemment, d’où le titre) et à tous les malheureux sous-fifres qui les peuplent (certes peu longtemps) : cette fois-ci, ce sont eux les héros ! Au passage, ce livre (comme le roman Morwenna dont je vous ai déjà parlé) a reçu le prix Hugo (dédié aux livres de l'imaginaire) en 2013, et croyez-moi, il le mérite!

John SCALZI, Redshirts, au mépris du danger
éditions l'Atalante, 19 euros.


dimanche 17 janvier 2010

Je suis une légende


Jour après jour, Robert Neville organise son existence. l'existence d'un homme seul.
Dans une cité à l'abandon, vidée par un virus qui change les hommes et en fait des vampires, Neville doit lutter pour sa survie, doit lutter contre ceux qui étaient auparavant ses semblables, ses voisins. Et surtout, Neville doit lutter contre les ravages de sa solitude. Car désormais, il est l'ultime survivant de l'espèce humaine, et il cherche quelque chose, n'importe quoi à quoi se raccrocher pour ne pas abandonner.
Richard Matheson à ce talent de nous propulser, au travers d'une situation inimaginable, dans la vie quotidienne d'un homme traqué, où un geste aussi banal que le brossage de dents devient d'une importance capitale, quand un problème dentaire pourrait devenir dramatique. Un quotidien lourd, angoissant et désespéré.
Difficile de décrocher de ce roman court (moins de trois cent pages), qui se lit d'une seule traite.
Au delà du thème, la puissance du roman tient dans le style de Matheson, percutant, très sobre et étonnamment moderne (pourtant, le roman a maintenant cinquante ans!).
Et puis il y a la fin, ce retournement total, qui donne son titre au livre, et conclut admirablement ce petit chef-d'œuvre de la littérature fantastique.

Richard MATHESON, Je suis une légende, Folio SF, 5,60 euro.